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Les tendances du recrutement en cybersécurité 2024/2025

  • cybercarriereweb
  • 11 mars 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 8 avr. 2025

En tant que chasseur de têtes spécialisé en cybersécurité, il est important de connaitre les métiers et spécialités en cybersécurité qui seront recherchées par les entreprises cette année afin de trouver les meilleurs candidats à recruter et conseiller ces derniers dans leur recherche d'un nouvel emploi.


Pénurie de talents et nouvelles stratégies

Avec une augmentation de 65 % des cyberattaques en France entre 2023 et 2024 (source : ANSSI), la cybersécurité reste toujours un enjeu prioritaire pour les entreprises. Pourtant, le marché peine à répondre à la demande : selon Cybermalveillance.gouv.fr, il manquerait actuellement plus de 15 000 experts en cybersécurité en France.

En 2024/2025, le recrutement dans ce secteur évolue sous l’influence de plusieurs facteurs clés.


Une demande qui dépasse largement l’offre

Les attaques par ransomware ont explosé (+93 % en un an selon Orange Cyberdefense), obligeant les entreprises à renforcer leurs équipes. Les banques, les assurances et les entreprises industrielles figurent parmi les plus gros recruteurs, avec une hausse de 30 % des postes en cybersécurité depuis 2022. Les profils les plus demandés sont les analystes SOC, les pentesters et les spécialistes en gestion des incidents.


La montée en puissance des profils polyvalents

Les entreprises recherchent désormais des experts capables d’allier compétences techniques et compréhension des enjeux business. Les RSSI doivent de plus en plus collaborer avec les directions générales et les équipes juridiques pour répondre aux exigences du RGPD et de la directive NIS2, qui entre en application en 2024. Les consultants en GRC doivent avoir un bagage technique s'ils veulent comprendre les enjeux des DSI et pouvoir prendre part pleinement aux projets.


Des candidats plus exigeants sur les conditions de travail

Selon une étude de l’Observatoire des métiers de la cybersécurité, 72 % des jeunes diplômés en sécurité informatique privilégient le télétravail et la flexibilité. Le secteur doit s’adapter, sous peine de voir ses talents partir vers des entreprises plus attractives, notamment les GAFAM et les start-ups spécialisées en cybersécurité offensive.


L’impact de l’intelligence artificielle sur les recrutements

Avec l’essor des outils d’IA générative et des solutions d’automatisation en cybersécurité, certaines tâches répétitives comme la surveillance réseau ou l’analyse des logs sont de plus en plus déléguées aux machines. Résultat : la demande s’oriente vers des experts capables de concevoir et superviser ces systèmes, une compétence encore rare sur le marché.


Un marché de plus en plus internationalisé

Les entreprises françaises doivent désormais faire face à la concurrence de groupes étrangers, prêts à proposer des rémunérations plus attractives. Un ingénieur cybersécurité en France gagne en moyenne 50 000 à 70 000 € par an, contre 90 000 à 120 000 € aux États-Unis ou en Suisse. Ce différentiel pousse certains talents à s’expatrier ou à privilégier des contrats en freelance pour des entreprises internationales.


Conclusion

Le recrutement en cybersécurité en 2024/2025 reste un véritable défi. Pour attirer et retenir les meilleurs talents, les entreprises françaises doivent ajuster leur stratégie : proposer des salaires compétitifs, offrir des perspectives d’évolution et investir dans la formation continue. L’avenir de la cybersécurité dépendra de la capacité des organisations à anticiper ces transformations et à structurer des équipes solides face aux menaces en constante évolution.

 
 
 

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